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Évolution du marché : Tapis tissés non touffetés (CN 5702) — 2015–2025

Introduction

Le code douanier 5702 couvre un ensemble large de tapis et revêtements de sol en matières textiles tissés, non touffetés ni floqués, incluant les kelim, kilim, schumacks, soumak, karamanie et tapis similaires tissés à la main. Ce nœud tarifaire regroupe des produits allant des tapis artisanaux de haute valeur aux revêtements industriels en fibres synthétiques, en passant par les nattes en coco.

Entre 2015 et 2025, le commerce de l'Union européenne avec le reste du monde dans ce segment a connu des mutations profondes. La valeur des importations a progressé de 49,3 %, passant de 498,5 M€ à 744,1 M€, tandis que celle des exportations a reculé de 11,0 %, de 410,8 M€ à 365,5 M€. Le déficit commercial s'est ainsi creusé de manière spectaculaire, passant de −87,6 M€ à −378,5 M€, soit une multiplication par plus de quatre. Cette trajectoire s'inscrit dans un contexte d'effondrement de la production européenne (−71,3 % en volume, de 125,6 M m² à 36,0 M m²) et de montée en gamme des exportations résiduelles (+45,9 % du prix moyen à l'exportation, de 6 333 €/t à 9 238 €/t).

Ce rapport analyse les dynamiques structurelles qui ont façonné ce marché sur la décennie, en examinant la trajectoire commerciale, les recompositions géographiques et les mutations de la structure productive européenne.

Voir le tableau de bord complet du produit 5702


1. Un déficit commercial en expansion continue : de l'autosuffisance relative à la dépendance structurelle

1.1. L'inversion du solde commercial

La trajectoire la plus marquante de la période est le basculement de l'UE dans une position de dépendance nette vis-à-vis des fournisseurs extra-européens. En 2015, le solde commercial s'établissait à −87,6 M€, un déficit modéré qui traduisait encore une relative proximité entre importations (498,5 M€) et exportations (410,8 M€). Dès 2019, le déficit se creuse nettement et atteint un premier pic à −412,5 M€. Après un léger rebond en 2020–2021, le déficit culmine à −440,8 M€ en 2022, avant de se stabiliser autour de −378,5 M€ en 2025.

L'indicateur de dépendance nette aux importations illustre parfaitement cette évolution : il passe de −36,6 % en 2015 à +43,9 % en 2025, soit un déplacement de 220 points de pourcentage. Autrement dit, l'UE, qui exportait proportionnellement davantage qu'elle n'importait, est devenue un marché nettement déficitaire.

Indicateur 2015 2019 2022 2025 Variation 2015–2025
Importations (M€) 498,5 677,9 857,1 744,1 +49,3 %
Exportations (M€) 410,8 265,4 416,3 365,5 −11,0 %
Solde (M€) −87,6 −412,5 −440,8 −378,5 ×4,3
Dépendance nette (%) −36,6 33,8 34,6 43,9 +220 pp

1.2. Des trajectoires de volume et de valeur divergentes

L'écart entre importations et exportations ne s'explique pas seulement par les prix : il reflète une divergence fondamentale des volumes échangés. En poids net, les importations sont passées de 143 212 t à 194 435 t (+35,8 %), tandis que les exportations ont chuté de 64 867 t à 39 569 t (−39,0 %). En unité supplémentaire (m²), l'écart est encore plus prononcé à l'importation : les flux sont passés de 69,0 M m² à 116,8 M m² (+69,2 %), indiquant que l'UE importe des volumes croissants de tapis plus légers par mètre carré — typiquement des produits à base de fibres synthétiques, moins denses.

Côté exportations, la contraction des volumes est massive : −39,0 % en tonnes et −35,4 % en m² (de 34,6 M m² à 22,3 M m²). Pourtant, la valeur totale des exportations n'a reculé que de 11,0 %, ce qui traduit une hausse substantielle du prix moyen à l'exportation : +45,9 %, passant de 6 333 €/t à 9 238 €/t. Ce mouvement de montée en gamme sera analysé plus en détail dans la troisième section.

1.3. Une intensification des échanges mesurée par les indicateurs d'ouverture

L'intensité commerciale du produit a fortement augmenté, passant de 60,4 % à 90,5 % (+49,7 %). De même, la propension à exporter a progressé de 50,9 % à 75,7 %. Ces deux indicateurs montrent que le secteur est de plus en plus dépendant des échanges internationaux, tant pour approvisionner le marché intérieur que pour écouler la production résiduelle. Cette intensification coïncide avec l'effondrement de la production domestique et la spécialisation croissante des producteurs européens sur des niches de valeur.


2. Recomposition géographique : la montée en puissance de la Turquie et de l'Asie du Sud

2.1. Les principaux fournisseurs : consolidation autour de trois piliers

L'analyse des partenaires par valeur révèle une concentration renforcée autour de trois fournisseurs majeurs — la Turquie, l'Inde et la Chine — qui représentent ensemble la majeure partie des approvisionnements de l'UE.

Fournisseur Import. 2015 (M€) Import. 2025 (M€) Variation
Turquie 220,7 297,8 +34,9 %
Inde 119,3 196,9 +65,0 %
Chine 45,2 104,5 +131,2 %
Égypte 43,4 53,4 +22,9 %
Bangladesh 9,8 19,7 +99,8 %
Ukraine 1,4 10,4 +618,6 %
Moldavie 5,6 9,3 +67,5 %

La Turquie demeure de loin le premier fournisseur, avec une valeur de 297,8 M€ en 2025. Son avantage concurrentiel repose sur la proximité géographique, une tradition ancienne de tissage de tapis et des coûts de production compétitifs. La valeur maximale turque a été atteinte en 2022 à 377,7 M€, avant un reflux lié au ralentissement de la demande européenne.

L'Inde confirme sa position de deuxième fournisseur avec une progression de 65 %, passant de 119,3 M€ à 196,9 M€. Le pic de 237,9 M€ en 2022 a coïncidé avec un choc de prix significatif (indice d'anormalité de 17,3, hausse de prix de 15,3 %), reflétant probablement la conjonction de tensions sur les coûts de l'énergie et des matières premières textiles en Inde.

La progression la plus spectaculaire revient toutefois à la Chine, dont les exportations vers l'UE ont plus que doublé (+131,2 %), passant de 45,2 M€ à 104,5 M€. Ce dynamisme s'explique par la montée en gamme des produits textiles chinois et la diversification de leur gamme vers des segments à plus forte valeur ajoutée. Un choc de prix a également été détecté côté Chine en 2022 (anormalité 5,7, hausse de 17,6 %), dans le même contexte de hausse des coûts mondiaux.

2.2. Émergence de nouveaux fournisseurs et volatilité des sources d'approvisionnement

Au-delà des trois piliers traditionnels, plusieurs fournisseurs émergents ont gagné en importance. Le Bangladesh a doublé ses exportations vers l'UE (+99,8 %, de 9,8 M€ à 19,7 M€), porté par des coûts de main-d'œuvre très bas et une intégration croissante dans les chaînes de valeur textiles mondiales. L'Ukraine a connu une progression spectaculaire (+618,6 %, de 1,4 M€ à 10,4 M€), bien que ses flux restent très volatils (coefficient de variation de 0,41), reflétant les aléas géopolitiques. La Moldavie a également progressé de 67,5 % (de 5,6 M€ à 9,3 M€).

La concentration des importations mesurée par l'indice HHI est restée relativement stable, passant de 2 715 à 2 577 en valeur (−5,1 %) et de 3 332 à 2 828 en volume (−15,1 %). Ces valeurs, dans la zone « modérément concentrée », indiquent que le marché des importations reste dominé par un nombre limité de fournisseurs, avec une légère tendance à la diversification.

2.3. Le retrait des marchés d'exportation lointains et la stabilité des marchés proches

Côté exportations, la carte des destinations s'est profondément reconfigurée.

Destination Export. 2015 (M€) Export. 2025 (M€) Variation
États-Unis 123,0 68,9 −44,0 %
Royaume-Uni 67,0 74,2 +10,7 %
Suisse 33,0 45,0 +36,6 %
Norvège 22,1 28,8 +30,3 %
Arabie saoudite 12,8 2,6 −78,4 %
Japon 14,0 9,3 −33,5 %
Maroc 3,3 12,7 +289,1 %

Les États-Unis, premier marché d'exportation en 2015, ont perdu 44,0 % de leur valeur d'importation en provenance de l'UE, passant de 123,0 M€ à 68,9 M€. Ce déclin a été partiellement compensé par la volatilité élevée de ce flux (CV de 0,35), qui masque des fluctuations intermédiaires significatives.

Le Royaume-Uni, désormais premier marché d'exportation, a affiché une progression modeste (+10,7 %), avec un faible coefficient de variation de 0,14, témoignant d'une relation commerciale stable. La Suisse (+36,6 %) et la Norvège (+30,3 %) ont progressé de manière régulière et peu volatile (CV de 0,06 pour chacun), confirmant le rôle des marchés proches comme débouchés fiables pour les exportateurs européens.

Le cas de l'Arabie saoudite est particulièrement remarquable : les exportations ont chuté de 78,4 % (de 12,8 M€ à 2,6 M€), avec un coefficient de variation extrême de 1,66, le plus élevé de tous les flux étudiés. Un choc de prix massif a été détecté en 2023 (anormalité 15,5, hausse de prix de 130,4 %), suggérant un effondrement des volumes couplé à une concentration sur des produits de niche très onéreux. Le Maroc, à l'inverse, a vu ses importations depuis l'UE tripler (+289,1 %), passant de 3,3 M€ à 12,7 M€, ce qui peut refléter le développement de l'industrie textile marocaine et son intégration dans les chaînes de valeur européennes.

L'indice HHI des exportations a diminué de 1 356 à 1 102 (−18,7 %), indiquant une diversification des destinations, au fur et à mesure que les marchés traditionnels (États-Unis, Arabie saoudite) se rétractent et que de nouvelles destinations émergent.


3. Effondrement de la production européenne et montée en gamme des exportations résiduelles

3.1. Un déclin productif sans précédent

La production européenne de tapis tissés a connu un effondrement d'une ampleur remarquable au cours de la période. En volume, elle est passée de 125,6 M m² en 2015 à 36,0 M m² en 2025, soit une chute de 71,3 %. En valeur, le recul est de 49,3 %, passant de 1 006 M€ à 510 M€. L'écart entre ces deux taux (−71,3 % en volume contre −49,3 % en valeur) révèle que les productions restantes sont concentrées sur des segments à plus forte valeur unitaire.

Ce déclin s'explique par plusieurs facteurs convergents : la concurrence accrue des producteurs asiatiques et turcs sur les segments de volume, la hausse des coûts énergétiques en Europe (particulièrement sensible dans un procédé de tissage énergivore), et le transfert progressif de la production vers des pays à moindre coût, y compris au sein de l'UE (Pologne, pays baltes) ou à sa périphérie (Turquie, Ukraine, Moldavie).

3.2. Une spécialisation productive qui se concentre au Nord et au Benelux

L'analyse des avantages comparatifs révélés (RSCA) pour l'année 2025 montre que la production européenne résiduelle est géographiquement concentrée.

Pays RSCA RCA Part dans les exportations EU de 5702
Suède 0,669 5,050 12,1 %
Danemark 0,441 2,578 4,4 %
Belgique 0,360 2,126 18,0 %
Pologne 0,322 1,952 13,0 %
Portugal 0,196 1,486 2,1 %

La Belgique domine en termes de parts de production (18,0 %), suivie de la Pologne (13,0 %) et de la Suède (12,1 %). Cependant, c'est la Suède qui affiche le plus fort degré de spécialisation (RSCA de 0,67), avec un avantage comparatif net (RCA de 5,05), indiquant que sa production est proportionnellement beaucoup plus orientée vers ce segment que la moyenne européenne. Le Danemark, la Belgique et la Pologne présentent également des avantages comparatifs significatifs.

À l'opposé, le Luxembourg (RSCA de −0,98), Chypre (−0,98), la Lituanie (−0,89), la Croatie (−0,83) et la Tchéquie (−0,74) sont les pays les moins spécialisés, avec une production marginale dans ce segment.

3.3. La montée en gamme des exportations : une stratégie de survie

Face à l'érosion des volumes, les exportateurs européens ont opéré un virage stratégique vers des segments à plus haute valeur ajoutée. Le prix moyen à l'exportation est passé de 6 333 €/t à 9 238 €/t (+45,9 %), tandis que le prix moyen à l'importation n'a progressé que de 3 481 €/t à 3 827 €/t (+9,9 %). L'écart de prix entre exportations et importations s'est ainsi creusé de manière significative, les exportations étant en moyenne 2,4 fois plus chères au kilogramme que les importations en 2025, contre 1,8 fois en 2015.

L'analyse par sous-produit confirme cette tendance :

Principaux segments à l'importation (2025) :

Sous-produit Volume (t) Valeur (M€) Prix moyen (€/t)
570242 — Synthétique, velours, confectionné 116 182 394,7 3 397
570299 — Végétal/poil grossier, sans velours, confectionné 23 978 81,2 3 388
570292 — Synthétique, sans velours, confectionné 18 259 69,4 3 799
570220 — Coco 7 957 11,8 1 484
570291 — Laine, sans velours, confectionné 5 003 36,5 7 294
570249 — Végétal/poil grossier, velours, confectionné 5 263 25,5 4 850
570210 — Kelim, kilim et similaires 3 399 26,7 7 849

Les importations sont dominées par le segment 570242 (tapis synthétiques à velours, confectionnés), qui représente à lui seul 116 182 t et 394,7 M€, soit plus de la moitié de la valeur totale importée. Ce segment est approvisionné principalement par la Turquie et l'Inde, à des prix relativement bas (3 397 €/t). Le segment 570220 (coco) affiche le prix le plus bas (1 484 €/t), tandis que les kelim et tapis artisanaux (570210) présentent le prix le plus élevé (7 849 €/t).

Principaux segments à l'exportation (2025) :

Sous-produit Volume (t) Valeur (M€) Prix moyen (€/t)
570231 — Laine, velours, non confectionné 4 534 75,7 16 705
570250 — Sans velours, non confectionné 4 147 40,6 9 800
570242 — Synthétique, velours, confectionné 18 331 110,1 6 008
570232 — Synthétique, velours, non confectionné 3 743 29,9 7 988
570299 — Végétal, sans velours, confectionné 2 796 25,9 9 251
570292 — Synthétique, sans velours, confectionné 2 581 19,7 7 623
570241 — Laine, velours, confectionné 1 165 20,4 17 505

Le segment 570242 reste le plus gros en volume à l'exportation (18 331 t), mais son volume a été divisé par plus de deux depuis 2015 (41 347 t). En revanche, les segments laineux à velours (570231 et 570241) maintiennent des prix moyens extrêmement élevés (16 705 €/t et 17 505 €/t respectivement), et les volumes de 570231 sont restés remarquablement stables (4 230 t en 2015 contre 4 534 t en 2025). Le segment 570250 (tapis sans velours, non confectionnés) a vu son prix moyen augmenter de 6 787 €/t à 9 800 €/t (+44,4 %), confirmant la montée en gamme.

Ces données révèlent que l'industrie européenne s'est progressivement désengagée des segments de volume (tapis synthétiques confectionnés) au profit de niches à haute valeur ajoutée : tapis en laine à velours, tapis non confectionnés de qualité, et produits artisanaux. Cette stratégie de repositionnement permet de maintenir une valeur d'exportation conséquente malgré l'effondrement des volumes, mais elle expose le secteur à un rétrécissement de sa base productive.

3.4. La Belgique, plaque tournante du commerce européen

L'analyse des États membres rapporteurs révèle le rôle central de la Belgique. En 2015, elle était le premier exportateur de l'UE (189,5 M€), mais ses exportations ont chuté de 51,2 % pour atteindre 92,5 M€ en 2025. Malgré ce déclin, elle reste le premier centre de réexpédition et de transformation, avec 18,0 % de la production européenne. La Belgique est aussi le troisième importateur (51,8 M€ en 2025), ce qui confirme son rôle de hub logistique : les tapis arrivent à Anvers, sont éventuellement transformés ou reconditionnés, puis redistribués vers le reste de l'UE ou réexportés.

L'Allemagne est le premier importateur (195,7 M€ en 2025, +50,0 %), et le deuxième exportateur (54,6 M€, +24,0 %), reflétant à la fois la taille de son marché intérieur et sa capacité industrielle. La Suède affiche la plus forte progression des exportations (+83,5 %, de 26,9 M€ à 49,3 M€), cohérente avec son avantage comparatif élevé. L'Autriche, en revanche, a vu ses importations chuter de 61,9 % (de 54,1 M€ à 20,6 M€), un déclin qui mériterait une analyse plus approfondie mais qui pourrait refléter la réorientation des flux vers des corridors logistiques différents.


Conclusion

Le marché européen des tapis tissés non touffetés (CN 5702) a subi une transformation structurelle profonde entre 2015 et 2025, articulée autour de trois dynamiques principales.

Premièrement, l'UE est passée d'une position de quasi-équilibre commercial à un déficit structurel de près de 380 M€, porté par une hausse de 49 % des importations et un recul de 11 % des exportations. La dépendance nette aux importations a basculé de −37 % à +44 %, signifiant que le marché européen dépend désormais massivement des fournisseurs tiers.

Deuxièmement, la carte des approvisionnements s'est recomposée autour de la Turquie, de l'Inde et de la Chine, les trois fournisseurs captant la majeure partie des importations. La Chine a plus que doublé sa part, tandis que de nouveaux acteurs (Bangladesh, Ukraine, Moldavie) émergent. Côté exportations, les marchés proches (Royaume-Uni, Suisse, Norvège) ont prouvé leur résilience, tandis que les marchés lointains (États-Unis, Arabie saoudite, Japon) se sont significativement contractés.

Troisièmement, la production européenne s'est effondrée (−71 % en volume), poussant les acteurs restants vers une stratégie de montée en gamme. Le prix moyen des exportations a progressé de 46 %, avec une concentration sur les segments laineux à haute valeur ajoutée (570231, 570241). Ce repositionnement préserve la valeur mais réduit la base productive et la résilience du secteur.

L'indicateur d'intensité commerciale de 90,5 % en 2025 souligne l'extrême ouverture de ce marché aux échanges internationaux. La poursuite de la consolidation de la production européenne dans des niches de spécialisation, conjuguée à la dépendance croissante vis-à-vis de fournisseurs extra-européens, dessine un secteur en transition permanente — entre tradition artisanale et contraintes de compétitivité industrielle.

Généré le 2026-08-07. Les chiffres reflètent les données d’Eurostat au moment de la génération et n’incluent pas les révisions ultérieures.

Généré automatiquement : ce rapport vise à accélérer l’analyse humaine, pas à la remplacer.

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