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Évolution du marché : Terre de diatomée (CN 2512) — 2015–2025

Introduction

Ce rapport analyse l'évolution du commerce extérieur de l'Union européenne (UE) pour le code douanier 2512, correspondant aux "Farines siliceuses fossiles [kieselguhr, tripolite, diatomite, p.ex.] et autres terres siliceuses analogues", sur la période 2015 à 2025. L'objectif est de décrire et d'interpréter les dynamiques commerciales, en s'appuyant exclusivement sur les données fournies, pour identifier les tendances clés, la structure des échanges et les facteurs de vulnérabilité.

Une appréciation de la valeur des échanges masquant un recul des volumes

L'analyse des flux commerciaux globaux de l'UE avec les pays tiers révèle une divergence marquante entre l'évolution des valeurs et des quantités échangées, conduisant à une dégradation significative de la balance commerciale.

Une valeur des importations en hausse, portée par des prix à la hausse

La valeur totale des importations de terre de diatomée par l'UE a connu une progression notable, passant de 22,3 millions d'euros en 2015 à 34,6 millions d'euros en 2025, soit une hausse de 54,9%. Cette croissance n'est pas due à une augmentation des volumes, qui sont restés stables (-0,5%), mais à une forte hausse des prix moyens à l'importation, qui ont augmenté de 55,6% pour atteindre 962,35 €/t en 2025 Vue d'ensemble du commerce.

Une valeur des exportations en progression modérée malgré un effondrement des volumes exportés

Le constat est inverse pour les exportations. Alors que leur valeur a augmenté de 19,2% pour atteindre 23,2 millions d'euros en 2025, les quantités exportées ont chuté de 43,2% sur la période, passant de 46 101 tonnes à 26 174 tonnes. Cette évolution s'explique par une multiplication par plus de deux du prix moyen à l'exportation (+109,9%), qui atteint 884,70 €/t en 2025.

Un déficit commercial structurel qui se creuse

L'écart entre la valeur des importations et celle des exportations a conduit à un déficit commercial qui s'est considérablement amplifié, passant de -2,9 millions d'euros en 2015 à -11,4 millions d'euros en 2025. Ce déficit s'est même approché de -14,4 millions d'euros en 2023 avant de se réduire légèrement.

Une concentration sectorielle et une spécialisation géographique marquées

La structure du marché de la terre de diatomée est caractérisée par une forte concentration des approvisionnements de l'UE et une spécialisation géographique de sa production interne.

Une dépendance importatrice concentrée sur les Amériques

Les importations de l'UE proviennent de manière très concentrée de deux pays : les États-Unis et le Mexique. En 2025, ces deux partenaires représentaient ensemble plus de 87% de la valeur totale des importations de l'UE (23,6 M€ et 6,1 M€ respectivement). Cette concentration est reflétée par un indice de Herfindahl-Hirschman (HHI) de la valeur des importations élevé, autour de 5 000 Concentration des échanges.

Une production européenne dominée par l'Allemagne, la France et la Belgique

La production de terre de diatomée au sein de l'UE est elle aussi concentrée géographiquement. En 2025, l'Allemagne (26,5% de la production UE), la France (26,1%) et la Belgique (11,6%) concentraient près des deux tiers de la production. Ces trois pays sont également les principaux exportateurs de l'UE, ce qui traduit une spécialisation forte Spécialisation des États membres.

Une faible production mais une forte propension à exporter pour certains petits membres

D'autres États membres présentent un indice de spécialisation élevé (RSCA), indiquant une production relativement plus importante que la moyenne de leur économie. C'est le cas du Portugal (RSCA=0,717) et de la France (RSCA=0,539). À l'inverse, des pays comme l'Irelande ou la Grèce n'ont aucune production significative de ce produit.

Des vulnérabilités aux chocs d'approvisionnement et une autonomie en amélioration

L'analyse des indicateurs de vulnérabilité et de la volatilité des prix met en lumière des risques, mais aussi des signes d'amélioration de l'autonomie de l'UE dans ce secteur.

Une volatilité des prix et des événements de choc identifiés sur certains flux

Certains flux commerciaux sont caractérisés par une forte volatilité des prix. C'est particulièrement le cas des importations en provenance du Royaume-Uni (coefficient de variation, CV=0,95) et des exportations vers Israël (CV=2,03). L'analyse a également détecté des événements de choc de prix, comme une hausse de prix de 81,7% pour les exportations vers l'Ukraine en 2022 ou une augmentation de 48,1% pour celles vers l'Angola en 2023 Événements de choc identifiés.

Un degré d'ouverture et une dépendance nette aux importations en baisse

Plusieurs indicateurs suggèrent une réduction de la vulnérabilité de l'UE. Le taux de dépendance nette aux importations (part du déficit commercial dans la consommation apparente) a significativement baissé, passant de 37,6% en 2015 à 24,5% en 2025. De même, l'intensité commerciale (rapport du commerce total à la production) a reculé de 57,9% à 48,2%, et la propension à exporter (exportations rapportées à la production) a légèrement diminué Indicateurs d'autonomie.

Une production UE stable en volume mais en valeur en hausse

La production intérieure de l'UE en quantité a diminué de 14,7% sur la période, passant de 13,6 milliards de kg à 11,6 milliards de kg. Toutefois, sa valeur a augmenté de 10,2%, passant de 1,2 milliard d'euros à 1,32 milliard d'euros, ce qui indique une tendance à la hausse des prix de production Évolution de la production.

Conclusion

Le marché de la terre de diatomée (CN 2512) pour l'UE sur la période 2015-2025 se caractérise par un paradoxe : une appréciation générale des valeurs échangées, masquant une érosion des volumes physiques, notamment à l'exportation. Ce phénomène, combiné à une forte concentration des approvisionnements sur les Amériques, a initialement accru la vulnérabilité de l'UE. Toutefois, les indicateurs les plus récents montrent une tendance encourageante : la dépendance nette aux importations a reculé et la production européenne, bien qu'en volume en repli, a su maintenir sa valeur. La hausse des prix, qu'il s'agisse des importations, des exportations ou de la production, demeure le moteur principal de ces évolutions et une source potentielle de volatilité pour les industries utilisatrices.

Généré le 2026-08-07. Les chiffres reflètent les données d’Eurostat au moment de la génération et n’incluent pas les révisions ultérieures.

Généré automatiquement : ce rapport vise à accélérer l’analyse humaine, pas à la remplacer.

Si vous avez besoin de conseils sur la politique commerciale européenne, ou de représentation pour vos intérêts à Bruxelles, merci de me contacter à support@tradedashboard.eu. Vous trouverez mon CV à cette adresse.